Aujourd’hui, trouvant quelque peu anormal qu’une tortue puisse hiberner aussi longtemps, j’ai soulevé la carapace de Dino, et hélas… Hélas, j’ai du me rendre à l’évidence.
A son minois rabougri et desséché, recroquevillé au fond, très au fond… à ses paupières creuses, et à son sourire crispé, j’ai posé avec amertume le diagnostic de « mort per-hibernation ».
L’hiver, élagueur des frêles branches, lui a été fatal… elle qui n’avait pas trois ans. Et pour me réconforter, je m’imaginais qu’à cette heure, d’une brasse paresseuse et élégante, avec la sérénité et la majesté de la tortue de Terry Pratchett, l’âme de Dino fendait l’abîme interstellaire, glissant lentement vers le paradis des testudines.
Mais en l’enterrant dignement sous une motte de terre, non loin des pousses de menthe, un pensée, ô combien plus triste, m’a traversé l’esprit, me glaçant le sang plus encore que le vent frais du crépuscule.
Je me suis souvenu qu’il y’a un an, presque jour pour jour, nous avait quitté un être innocent.
Un enfant de douze ans au sourire à la fois bienveillant et désarmant.
Un séraphin qui avait dans les yeux une étincelle d’espoir, infime reflet des milliers de rêves éclatants qui rayonnaient en lui.
Un ange qui nous a quittés…
Allah yrahmou.
publié par viva dans: Hmmm...





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