
Jimmy by Moriarty
Jimmy won’t you please come home
Jimmy, je t’en prie, ne veux-pas rentrer à la maison
Where the grass is green and the buffaloes roam
Où l’herbe est verte, et les bisons vont en liberté
Come see Jimmy your uncle Jim Your auntie Jimmie and your cousin Jim
Viens voir Jimmy, ton oncle Jim, ta tante Jimmie et ton cousin Jim
Come home Jimmy because you need a bath
Viens donc à la maison, tu as drôlement besoin d’un bain
And your grandpa Jimmy is still gone daft
Et ton grand-père Jimmy est toujours aussi dément
Now there’s buffalo Jim and buffalo Jim
Il y’a Jim le bison et Jim le bison
And Jim buffalo now didn’t you know
Et encore Jim le bison, tu ne le connaissais pas ?
Jim Jim Jimmy it’s your last cigarette
Jim Jim Jimmy, c’est ta dernière cigarette
But there’s buffalo piss and it’s all kind of wet
Mais ça sent l’urine de bison, et ça me semble humide
Jambo Jimmy you’d better hold your nose
Grand Jimmy, tu ferais bien de te pincer le nez
All roads lead to roam with the buffaloes
Toutes les routes mènent aux bisons
.
And the Buffaloes used to say “be proud of your name”
Et les bisons avaient pour dicton “sois fier de ton nom”
The Buffaloes used to say “be what you are”
Ils disaient aussi “sois toi-même”
The Buffaloes used to say “roam where you roam”
Ils disaient “vas où tes pas te mènent”
The Buffaloes used to say “do what you do”
Les bisons disaient “fais à ta guise”
.
Well you’ve gotta have a wash but you can’t clean your name
Bien, tu dois prendre une douche, mais tu ne pourras laver ton nom
You’re now called Jimmy you’ll be Jimmy just the same
Tu te nommes Jimmy, et Jimmy tu resteras
The keys are in a bag in a chest by the door
Les clefs sont dans un sac, dans un coffre près de la porte
One of Jimmy’s friends has taken the floor
Un de tes amis a fini par terre
Jimmy won’t you please come home
Jimmy, je t’en prie, rentre à la maison
Where the grass is green and the buffaloes roam
Où l’herbe est verte, et les bisons vont en liberté
Dear old Jimmy you’ve forgotten you’re young
Cher vieux Jimmu, tu as oublié que tu es jeune
But you can’t ignore the buffalo song
Mais tu ne peux oublier le chant des bisons
.
And the Buffaloes used to say “be proud of your name”
Et les bisons avaient pour dicton “sois fier de ton nom”
The Buffaloes used to say “be what you are”
Ils disaient aussi “sois toi-même”
The Buffaloes used to say “roam where you roam”
Ils disaient “vas où tes pas te mènent”
The Buffaloes used to say “do what you do”
Les bisons disaient “fais à ta guise”
If you remember you’re unkown
Si tu oublies que tu es anonyme
Buffaloland will be your home
La terre des bisons sera la tienne
Etrange n’est-ce pas… étrange que le mécanisme aux ressorts obscures de notre mémoire. Il suffit d’un mot, d’une image, d’une fragrance ou d’une mélodie… et nous voilà pris dans un tourbillon mnésique, engloutis par une fissure spatiotemporelle, submergés dans un flot de souvenirs. Reviennent alors en surface d’improbables réminiscences d’un passé fort lointain, d’une période révolue, oubliée, refoulée… s’inscrivent d’abord en filigrane des noms, des lieux, des objets, des instants… puis progressivement, la mise au point se fait. Tels les morceaux d’un puzzle, les monades du passé se regroupent, s’assemblent, s’articulent pour recréer une scène, une ambiance… un univers. Un univers à la Baudelaire… là où tout n'était qu'ordre et beauté, luxe, calme et volupté.
Aussi, l’autre soir, je me suis mis à rêvasser…
Du haut de mes 1m31, je revoyais avec netteté et force détails la salle de classe que baignait la lumière douce et tamisée d’une après-midi de décembre… ces fins de journée où un soleil lointain, timoré et couche-tôt semblait, lui aussi, fuir le froid cinglant.
« Conjuguer le verbe ‘être’ au plus-que-parfait du subjonctif » lis-je sur les pages jaunies du Bled CM, au format oblong.
Sur le cahier d’exercice, à la couverture verte et aux feuilles de papier recyclé, la mine de mon crayon gris s’exécutait : « que j’eusse été, que tu eusses été, qu’il… »
Je levai le nez de mes pattes de mouche au graphite pour poser un regard curieux et attendri sur mes anciens camarades, contemplant leur minois, leurs mimiques, leurs facéties…
De sa voix grave et d’un coup d’épaule appuyé – enfin pas vraiment appuyé, mais c’est ainsi que je le percevais, puisque ce zaïrois faisait deux têtes et au moins quinze kilos de plus que moi –, Cédric mon voisin de table m’interpellait « hé, comment conjugues-tu le verbe pouvoir au passé simple, à la deuxième personne du pluriel ?».
« Euh… vous pû… » me retenant in extremis de prononcer cette insanité, ou du moins son homophone. Sacré Cédric, j’aurais du m’en douter. C’était une encyclopédie ambulante, il connaissait tout, tout jusqu’aux capitales de 178 pays. Il fallait donc toujours se méfier de ses questions.
Son rire guttural se perdait dans l’ambiance musicale… oui, musicale, parfaitement. Pendant l’heure d’étude, s’installait un silence studieux et profond qu’entamaient à peine le sourd crissement des plumes, le bruissement des feuilles ou bien encore des chuchotements épars. Silence que seul le maître osait rompre à la façon du joueur de flûte de Hamelin, cheminant entre les travées de tables en semant des notes tantôt joyeuses, tantôt mélancoliques… mais invariablement douces et mélodieuses.
Une fois ses poumons et son répertoire épuisés, il retournait à son bureau et glissait dans le lecteur une cassette de Jacques Higelin. Paisiblement, je posais la tête sur mon coude gauche, et reprenais mes gribouillis « qu’il eusse eût été, que nous eussions été… »
Jacques Higelin – Tom Bombadilom
Love is all around by Wet Wet Wet
I feel it in my fingers
Je le sens dans mes doigts
I feel it in my toes
Je le sens dans mes orteils
Love is all around me
L’amour est tout autour de moi
And so the feeling grows
Et ainsi croissent les sentiments
It’s written on the wind
C’est écrit sur le vent
It’s everywhere I go, oh yes it is
C’est partout où je vais, oui ça l’est
So if you really love me
Alors si tu m’aimes vraiment
Come on and let it show
Viens et montre le moi
You know I love you, I always will
Tu sais que je t’aime, je t’aimerai toujours
My minds made up by the
Mon opinion est faite
Way that I feel
Par mon sentiment actuel
There’s no beginning,
Il n’y a pas de début
There’ll be no end
Il n’y aura pas de fin
Cause on my love you can depend
Car tu peux compter sur mon amour
I see your face before me
Je vois ton visage devant moi
As I lay on my bed
Quand je m’allonge sur mon lit
I kinda get to thinking
Je me mets à penser
Of all the things you said, oh yes I did
À toutes les choses que tu m’as dites, oui j’y ai pensé
You gave your promise to me and i
Tu m’as donné ta parole
Gave mine to you
Et je t’ai donnée la mienne
I need someone beside me
J’ai besoin de quelqu’un à côté de moi
In everything I do, oh yes I do
Dans tout ce que je fais, oui j’en ai besoin
You know I love you, I always will,
Tu sais que je t’aime, et je t’aimerai toujours
My minds made up by the
Mon opinion est faite
Way that I feel
Par mon sentiment actuel
There’s no beginning,
Il n’y a pas de début
There’ll be no end
Il n’y aura pas de fin
Cause on my love you can depend
Car tu peux compter sur mon amour
Got to keep it moving
On doit entretenir la flamme
Oh it’s written in the wind
C’est écrit dans le vent
Oh everywhere I go, yeah, oh well
Partout où je vais
So if you really love me, love me, love me
Alors si tu m’aimes vraiment
Come on and let it show
Viens et montre le moi
Come on and let it show
Viens et montre le moi
Come on and let it
Viens et montre le moi
…




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